De l’art du démarrage en force

Le tri peut sembler cruel, mais il est bien réel chez l’éditeur. Si votre récit n’accroche pas le lecteur dans les premières pages, vous risquez fort de vous retrouver sur une voie d’évitement. Ces pages d’introduction à votre œuvre (et dans une certaine mesure les premiers paragraphes d’un nouveau chapitre) ont l’obligation de capter rapidement l’attention. Soudain tiré d’un lot de 300 manuscrits, votre texte subit le double test du contenu et du contenant, test qui ne durera que le temps d’une vingtaine de pages vite lues, à moins que vous ayez écrit le synopsis du siècle et piqué la curiosité du lecteur jusqu’au seuil de l’urticaire.

Même si vous avez écrit un texte sur le lent labeur des fourmis à bâtir leur fourmilière, il y aura assurément un passage, un moment fort de l’œuvre sur lequel votre récit peut construire son tremplin. Démarrer sur un incident, un suspense, un conflit entre deux personnages est généralement judicieux.

  1. Pensez à un démarrage sur les chapeaux de roues. Lorsque vous aurez bien happer l’intérêt du lecteur, vous pouvez retrouver un rythme qui vous permet le retour àa la normale et un mode narratif enrichi de descriptions.
  2. N’hésitez pas à écrire deux ou trois variantes de vos deux premières pages et de les comparer entre elles. Pratiquez, recommencez.
  3. Pensez à démarrer vos chapitres de la même manière. Les moments de surprise se doivent d’être multiples au fil d’un roman.

Jouez à un exercice de démarrage sur 300 mots. Vous pouvez démarrer une histoire autour d’un jour de rentrée dans une nouvelle école ou à un nouvel emploi, ou encore d’un sujet aussi anodin que des emplettes au supermarché, et qui frappe le lecteur dès les premières lignes. Si vous souhaitez faire annoter votre texte par un coach pour la modique somme de 25 $, passez à la boutique, réglez et vous recevrez une adresse courriel à laquelle vous pourrez soumettre votre fichier Word. Amusez-vous bien!

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